Publications
Vie Culturelle
Quoi de neuf sur le Site?
(depuis 12 jours)
DIAPORAMAS
 ↑  
Calendrier
 ↑  
Recherche
Recherche
 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha reload
Recopier le code :
 ↑  
Modérateur
Votre Espace Abonné
Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe

 ↑  
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

 ↑  
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.neufhistoire.fr/data/fr-articles.xml


Sur la place ensoleillée !
 

Cette année le soleil était de la partie. Dès le début de l’après-midi, la place Saint-Georges devenue piétonne, profitait de cette pause estivale exceptionnelle. Déjà, le portail de la fondation Thiers s’entrouvrait, dans l’attente des spectateurs, prévus après le défilé.
Depuis son lotissement, au début du 19e siècle,
le quartier de la place Saint-Georges a vu passer nombre d’artistes et de jolies femmes, qui ont fait sa réputation. Cette année Charivari 2 rendait hommage, aux hommes et aux femmes souvent anonymes qui, dans le quartier, ont accompagné et servi les écrivains, musiciens et peintres. Ils - et surtout elles - ont été leurs modèles, la source de leur inspiration. Partageant de ce fait leur célébrité, ils sont présents aujourd’hui avec leurs métiers, dans les musées, les opéras, les théâtres du monde entier.

2756.jpg2751.jpg

Dès 14 heures arrivaient les premiers habitants costumés. Les blanchisseuses au bras nus, les bouquetières aux blancs jupons de dentelles, les jardiniers et les jardinières aux paniers remplis de leurs produits, les laitières aux bidons fraichement récurés s’organisaient autour de Mariella, coordinatrice de l’événement.
Accompagnée d’une fleuriste au chapeau niçois à large bord, une couturière, les ciseaux en sautoir, colportait du fil, des aiguilles et des rubans de soie de toutes les couleurs.
Une lavandière, venue de Versailles, munie d’un battoir et d’un savon de Marseille, observait le retour de l’eau sous le buste de Gavarni.

Les délicates danseuses en tutu romantique que n’aurait pas désavouées Edgar Degas, voisinaient avec un gavroche en « marcel » revu par Francisque Poulbot. Les anciens petits rats échappés de l’opéra Le Peletier gardaient prudemment leur distance avec un dératiseur, saisissant de réalisme, campé par René Tresse.

2770.jpg2748.jpg

Les organisateurs du conseil de quartier Pigalle-Martyrs et de l’association 9ème histoire accueillaient et renseignaient les invités. Supervisé par Anick Puyoou, le buffet alimenté par les commerçants s’est montré abondant et à la hauteur des promesses de dons.

2797.jpg

Cette année, les cuivres et les tenues rouges de la fanfare resplendissaient au soleil. Les gens chantaient. Romantique à souhait dans son costume de troubadour avec sa guitare, Françouais de La Goguette des Machins Chouettes semblait un Abélard «déchaîné» des grilles de fonte des portes ou de la façade d’un immeuble (rue Notre-Dame-de-Lorette, numéros 49 et 54) tandis que Basile Pachkoff, historien du carnaval de Paris, imperturbable, tractait pour toutes les Héloïse.

2766.jpg2763.jpg

La musique donna le signal du départ.Chapeaux melons, canotiers, casquettes, bonnets, coiffes, charlottes, chapeaux de paille, plumes, suivirent les musiciens qui passèrent rue Saint-Georges devant l’immeuble des premiers saxophones. Le défilé reprit le circuit de l’année dernière, remonta la rue des Martyrs où il fut applaudi. Halte place Gustave-Toudouze, pour le kiosquier qui comme les autres années avait participé généreusement au buffet.

Les participants au défilé retrouvèrent la place Saint-Georges pour des boissons bien méritées et pour la suite des animations.
Dans les salons de l’hôtel Thiers,
Jean-Pierre Mathieu chanta les baladins et le barbier de Belleville, Christine Tradori lut des textes de l’époque et la chorale C’Pop de Patrick Colson, interpréta des chants des métiers de la halle du 19e siècle.

2773.jpg2786.jpg2776.jpg

Lorsque les danseuses et des danseurs de Carnets de Bals arrivèrent place Saint-Georges menés de main de maître par Arnaud de Gioanni, ce fut l’émerveillement. Encore plus nombreux, plus beaux que l’année dernière, comment faisaient-ils ?


J_Duval.jpg2794.jpgJDM.jpg

Jeanne Duval, La Vénus noire de Baudelaire et de Nadar, et Jeanne de Marsy, (le Printemps de Manet)

Charivari 2 lumineux, Charivari heureux !

2740.jpeg2759.jpg2754.jpg2745.jpeg

Dimanche 21 mai 2017 - Place Saint-Georges


À L'ANNÉE PROCHAINE POUR CHARIVARI 3 !



Didier CHAGNAS

Lire la suite Lire la suite


Sur la place ensoleillée !
 

Cette année le soleil était de la partie. Dès le début de l’après-midi, la place Saint-Georges devenue piétonne, profitait de cette pause estivale exceptionnelle. Déjà, le portail de la fondation Thiers s’entrouvrait, dans l’attente des spectateurs, prévus après le défilé.
Depuis son lotissement, au début du 19e siècle,
le quartier de la place Saint-Georges a vu passer nombre d’artistes et de jolies femmes, qui ont fait sa réputation. Cette année Charivari 2 rendait hommage, aux hommes et aux femmes souvent anonymes qui, dans le quartier, ont accompagné et servi les écrivains, musiciens et peintres. Ils - et surtout elles - ont été leurs modèles, la source de leur inspiration. Partageant de ce fait leur célébrité, ils sont présents aujourd’hui avec leurs métiers, dans les musées, les opéras, les théâtres du monde entier.

2756.jpg2751.jpg

Dès 14 heures arrivaient les premiers habitants costumés. Les blanchisseuses au bras nus, les bouquetières aux blancs jupons de dentelles, les jardiniers et les jardinières aux paniers remplis de leurs produits, les laitières aux bidons fraichement récurés s’organisaient autour de Mariella, coordinatrice de l’événement.
Accompagnée d’une fleuriste au chapeau niçois à large bord, une couturière, les ciseaux en sautoir, colportait du fil, des aiguilles et des rubans de soie de toutes les couleurs.
Une lavandière, venue de Versailles, munie d’un battoir et d’un savon de Marseille, observait le retour de l’eau sous le buste de Gavarni.

Les délicates danseuses en tutu romantique que n’aurait pas désavouées Edgar Degas, voisinaient avec un gavroche en « marcel » revu par Francisque Poulbot. Les anciens petits rats échappés de l’opéra Le Peletier gardaient prudemment leur distance avec un dératiseur, saisissant de réalisme, campé par René Tresse.

2770.jpg2748.jpg

Les organisateurs du conseil de quartier Pigalle-Martyrs et de l’association 9ème histoire accueillaient et renseignaient les invités. Supervisé par Anick Puyoou, le buffet alimenté par les commerçants s’est montré abondant et à la hauteur des promesses de dons.

2797.jpg

Cette année, les cuivres et les tenues rouges de la fanfare resplendissaient au soleil. Les gens chantaient. Romantique à souhait dans son costume de troubadour avec sa guitare, Françouais de La Goguette des Machins Chouettes semblait un Abélard «déchaîné» des grilles de fonte des portes ou de la façade d’un immeuble (rue Notre-Dame-de-Lorette, numéros 49 et 54) tandis que Basile Pachkoff, historien du carnaval de Paris, imperturbable, tractait pour toutes les Héloïse.

2766.jpg2763.jpg

La musique donna le signal du départ.Chapeaux melons, canotiers, casquettes, bonnets, coiffes, charlottes, chapeaux de paille, plumes, suivirent les musiciens qui passèrent rue Saint-Georges devant l’immeuble des premiers saxophones. Le défilé reprit le circuit de l’année dernière, remonta la rue des Martyrs où il fut applaudi. Halte place Gustave-Toudouze, pour le kiosquier qui comme les autres années avait participé généreusement au buffet.

Les participants au défilé retrouvèrent la place Saint-Georges pour des boissons bien méritées et pour la suite des animations.
Dans les salons de l’hôtel Thiers,
Jean-Pierre Mathieu chanta les baladins et le barbier de Belleville, Christine Tradori lut des textes de l’époque et la chorale C’Pop de Patrick Colson, interpréta des chants des métiers de la halle du 19e siècle.

2773.jpg2786.jpg2776.jpg

Lorsque les danseuses et des danseurs de Carnets de Bals arrivèrent place Saint-Georges menés de main de maître par Arnaud de Gioanni, ce fut l’émerveillement. Encore plus nombreux, plus beaux que l’année dernière, comment faisaient-ils ?


J_Duval.jpg2794.jpgJDM.jpg

Jeanne Duval, La Vénus noire de Baudelaire et de Nadar, et Jeanne de Marsy, (le Printemps de Manet)

Charivari 2 lumineux, Charivari heureux !

2740.jpeg2759.jpg2754.jpg2745.jpeg

Dimanche 21 mai 2017 - Place Saint-Georges


À L'ANNÉE PROCHAINE POUR CHARIVARI 3 !



Didier CHAGNAS

Fermer Fermer


Date de création : 01/06/2017 : 19:32
Catégorie : - Echos du Terrain
Page lue 291 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

 

Réalisation: ParC Design
 



© 9ème Histoire 2001-2017