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© E. Fouquet 2014-2017


L’HÔTEL BONY
 

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Le gracieux Hôtel Bony du 32 rue de Trévise, édifié en 1826, est une œuvre référence de la dernière période du néo-classicisme français, à la mode à la Restauration.

René Bony, riche entrepreneur et spéculateur, qui, sous la Restauration, possède plusieurs maisons rue des Petites-Écuries, rue du Faubourg-Poissonnière et rue Bleue, confie en 1824 la construction de son hôtel à l’architecte Jules de Joly. C'est ce même architecte qui réalisera pour le duc de Morny la « galerie des Tapisseries » de l'hôtel de Lassay en 1860.
C'est que
Bony veut montrer aussi sa réussite financière avec son propre hôtel dans ce quartier proche des boulevards devenu à la mode depuis la fin du XVIIIe siècle. L'hôtel d'Augny et celui de Mercy-Argenteau ne sont en effet pas très loin.

Comme tout autour se trouvaient surtout potagers et terres agricoles, l'accès à l'hôtel se faisait, à l'époque, par un long et étroit passage pavé encore en place au niveau du 13 de la rue Bleue, seul axe existant à proximité dans les années 1820.
L’accès principal se fit ensuite en 1853 par la rue de Trévise voie ouverte en 1836, lorsqu’un nouveau propriétaire, le banquier
José-Xavier de Uribarren, rachète des terrains et fait construire entre le 30 et le 34 rue de Trévise deux immeubles de rapport identiques encadrant ainsi la propriété.

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Façade sur cour de l'hôtel Bony

L’hôtel se présente alors comme un grand pavillon de style néo-palladien, d’inspiration vénitienne, en retrait de la rue. Sa façade sur cour côté ruelle vers la rue Bleue, initialement entrée principale dotée d’un perron (dont les lions en fonte qui l’encadraient ont malheureusement disparu après la seconde guerre mondiale), est marquée par un discret avant-corps à trois travées sur lequel l’architecte a superposé les ordres avec des colonnes doriques au rez-de-chaussée, ioniques à l’étage, puis de simples pilastres à l’étage de l’attique.

Côté jardin donnant maintenant sur la rue de Trévise, la demeure possède un niveau supplémentaire situé en contrebas du rez-de-chaussée, le terrain ayant été creusé à cet effet dans les années 1980 avec un sous sol reliant l’hôtel au bâtiment d'à côté construit en 1910!
L’escalier à double révolution (en béton!) date aussi des années 80, tout comme l’immeuble de bureaux édifié au 30 de la rue et qui cache ainsi l’hôtel.

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Façade côté jardin de l'hôtel Bony

La façade est là encore plus élégante, avec son péristyle à quatre colonnes corinthiennes, orné d’un entablement avec frise à palmettes surmonté d’un balcon, des pilastres également corinthiens trouvent place au premier étage qui encadrent trois gracieuses baies arrondies, et à nouveau des simples pilastres au dernier étage.
Des statues à l’antique figurent encore, sur trois niveaux, dans les niches d’un des côtés de la demeure.  

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À l’intérieur règne l’illusion : faux marbres, fausses fresques à réminiscence mythologique et allégorique, comme c’était la mode au XIXe. On entre au rez-de-chaussée par un beau vestibule à colonnes ioniques donnant sur un escalier tournant en pierre et un exceptionnel salon « Charles X » au décor orné d’angelots, de pégases et autres griffons, de style pompéien.
 

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Un deuxième bâtiment côté sud a été construit en 1910, dans le même style, puis relié à l’hôtel par une passerelle, mais l’ensemble, faute de restauration, était dans un triste état au milieu du XXe siècle…

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L'hôtel Bony avant sa restauration

Le site a été heureusement classé monument historique en 1976. Fermé habituellement au public, après une restauration fidèle en 1999-2000 par les Bâtiments de France, qui a permis une renaissance de ce bel exemple d’architecture privée d’époque Restauration, le site est occupé aujourd’hui par la société de communication Burson-Marsteller I & E.

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Emmanuel  FOUQUET 

© E. Fouquet 2014-2017


Catégorie : A Découvrir - Un Lieu à Découvrir
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