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Une Brève Histoire de l'Avenir - le 07/12/2015 • 12:05 par EFo

UNE BRÈVE HISTOIRE DE L'AVENIR

Il n’est pas trop tard pour aller voir la très ambitieuse exposition dont le titre est tiré du livre écrit par Jacques Attali et publié initialement chez Fayard en 2006. 

Il s’agit là  en effet d’une tentative, tout à fait subjective, d’illustration de la prévision de l’avenir, à la lumière des civilisations du passé. Vaste entreprise s’il en est !
L’approche peut paraître déroutante car non linéaire dans sa chronologie  et embrassant toutes les formes de l’art, y compris contemporain.

Dans la rotonde de l’entrée, le spectateur est confronté à une Installation originale de Geoffrey Farmer qui présente huit cent douze figures en papier découpé, extraites d’un recueil d’images utilisé auparavant pour l’étude de la sculpture… Le véritable théâtre miniature ainsi représenté bouscule toute chronologie préfigurant la démarche recherchée dans le reste de l’exposition.

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Installation de Geoffrey Farmer

La vision de l’avenir d’abord proposée par Jacques Attali est peu engageante avec cette copie du tableau de Brueghel l’ancien
« La Parabole des aveugles »  

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                     Bruegel l'ancien « La Parabole des Aveugles »                      

Les salles qui suivent montrent le rôle de l’écriture, des monnaies, des instruments de mesure et de comptabilité qui, depuis l’origine, ont servi de cadre aux sociétés successives. Étonnant, voire surprenant, cet essai de cartographie de la guerre en Irak de la fin des années 80, à travers les événements financiers, politiques ou industriels qui lui sont liées…

Les périodes de calme et de sérénité sont aussi évoquées avec ces représentations de jardins à différentes époques et sous différents régimes.

Un des moments forts de l’exposition est la présentation de l’œuvre impressionnante de l’américain Thomas Cole (1836) « Le Destin des empires » qui, à travers une suite de grands tableaux, montre à partir d’une nature vierge située en Amérique du Nord l’émergence de l’Empire romain, puis sa chute annonçant alors la naissance des Etats-Unis !

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Thomas Cole « Le Destin des Empires - La Destruction »   © The New York Historical Society

De belles cartes illustrent également la transmission des savoirs. Un peu moins convaincant cependant est l’étalage de sculptures contemporaines par l’artiste italien Ugo Rondinone montrant la forme des nuages.

Le thème de l’élargissement du monde est illustré par des œuvres aussi différentes qu’un paravent japonais du XVIIe montrant l’arrivée des portugais et cette immense fresque panoramique de la manufacture Zuber présentée lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855 montrant les différentes régions du monde et incitant à la découverte.

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Les Zones Terrestres de Zuber © Musée des Arts Décoratifs

L’évocation des sociétés modernes n’est pas moins forte à travers des oeuvres aussi diverses que des peintures et sculptures de Daumier, la maquette en réduction de la Tête de la Liberté par Bartholdi, un fragment d’une œuvre de Rodin, « L’Ombre », trouvé dans les ruines du World Trade Center, des montages photographiques ou vidéo comme cette stupéfiante et célèbre  scène montrant un jeune chinois arrêtant une colonne de chars sur la place Tien An Men…

L’exposition se clôt avec le tableau de « La Sibylle de Cumes » par
Le Dominiquin, représentée  sous la forme d’une jeune femme, et plus étrangement  par une photo d’une acrobate, montrant sans doute la précarité de toute prévision.

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Sibylle de Cumes par Le Dominiquin       Acrobate © Rhona Bitner 1994

Une exposition étonnante, parfois déroutante, mais à voir !

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Musée du Louvre
jusqu’au 4 janvier 2016
Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Fermetures :
Les 1er janvier et 25 décembre

Emmanuel FOUQUET


 


Qui a peur des Femmes Photographes? - le 12/11/2015 • 12:00 par HTa

QUI A PEUR DES FEMMES PHOTOGRAPHES ? 

 

Alors que commence novembre, mois traditionnellement consacré, à Paris, à la photographie, deux grandes expositions présentent des oeuvres de femmes photographes ; la première se tient au Musée de l’Orangerie, musée généralement réservé à la peinture, et couvre la période 1839-1919; la deuxième est située au 5e étage du Musée d’Orsay et s’étend de 1918 à 1945. Ces deux expositions qui s’intitulent « Qui a Peur des Femmes Photographes ? » permettent de mieux appréhender le rôle des femmes dans le domaine de la  photographie et de suivre l’évolution du statut de la femme dans la société.

Au XIXe, pour avoir sa place dans la société, la femme devait d’abord se marier et élever ses enfants ; une fois cette tâche accomplie et si elle avait la chance d’appartenir à une classe privilégiée, elle pouvait se consacrer à autre chose, par exemple à l’art ; les femmes étant souvent tenues à l’écart de la création artistique (peinture, sculpture…), la photographie, une discipline nouvelle et quasi scientifique, leur donnait une possibilité de s’exprimer. [ la célèbre photographe britannique Julia Margaret Cameron (1815- 1879) commença sa carrière à l’âge de 48 ans après avoir élevé dix enfants, Lady Clementina Hawarden (1822-1865) à plus de 35 ans ].

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J.M. Cameron: "Mrs H. Duckworth"           C. Hawarden: "Isabelle and Clem"

La plupart des photos que les femmes photographes prenaient avaient pour sujet des paysages, des natures mortes, des familles ou des portraits. Un grand nombre de photographes exposées à l’Orangerie sont d’origine britannique, peut-être parce que la reine Victoria elle-même avait manifesté un vif intérêt pour cet art nouveau, suscitant ainsi des vocations.

Après la 1ère guerre mondiale, les femmes ayant largement contribué à l’effort de guerre en remplaçant, dans les champs, à l’usine et dans les bureaux, les hommes partis au front, leur statut évolua ; le mouvement suffragette joua également un grand rôle permettant l’émancipation des femmes (en Grande-Bretagne, les femmes de plus de 30 ans obtinrent le droit de vote dès 1918)

Durant cette même période, les techniques photographiques ayant évolué, les nouvelles femmes photographes se lancèrent dans la macro-photo, la solarisation (Lee Miller 1907-1977) et la couleur (Madame Yevonda 1893-1975). Les sujets abordés furent  différents ; après un XIXe qui interdisait le nu photographique, elles représentèrent le nu féminin  (tout en devant tenir compte encore de certaines conventions) et, dans une moindre mesure, le nu masculin.

Lee-Miller-looking-down-at-Agneta-Fisher-Paris-1932.jpg   Portrait-de-Joan-Maude-1932.jpg   Autoportrait_Camera.jpg
Lee Miller "Looking down at Agneta Fisher" 1932  -   Madame Yevonda: "Portrait de Joan Maude" 1932
Margaret Bourke-White "Autoportrait à la caméra"

Elles furent nombreuses à se consacrer à l’autoportrait à  travers lequel elles s’interrogèrent sur leur identité et leur sexualité (Claude Cahun 1894-1954).

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C. Cahun: Autoportrait 1928

Une fois affirmées leurs capacités techniques et artistiques, ce sont les hommes photographes qui purent alors avoir peur de la concurrence de leurs rivales qui, dans l’entre deux guerres investirent les domaines nouveaux de la mode, de la publicité et de la presse.

Certaines femmes photographes se mirent à voyager pour explorer des contrées éloignées et rendre compte du quotidien de leurs habitants, avant, enfin, de découvrir, grâce au photo-journalisme, un secteur jusque là réservé aux hommes : les conflits armés (guerre d’Espagne pour Gerda Taro 1910-1937).

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Gerda Taro


Deux expositions à découvrir sans tarder.

                                                                                   

Hélène TANNENBAUM

________________
 

          Musée de l’Orangerie          
Jardin des Tuileries
Place de la Concorde
Ouvert de 9 h à18 h sauf le mardi

 

Musée d’Orsay
1, rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
Ouvert de 9 h 30 à 18 h sauf le lundi


 


" Au-delà de la Guerre " - le 27/10/2015 • 15:51 par EFo

EXPOSITION «  AU-DELÀ DE LA GUERRE » DE THÉRÈSE BISCH

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Dans les salons Aguado de la mairie du 9e, se tient jusqu‘au 14 novembre une exposition très  forte évoquant la guerre de 14-18.

Thèrèse Bisch expose en effet là une quarantaine de tableaux allant du tout petit au très grand format, montrant toute la noirceur de cette époque.

C’est d’ailleurs le bleu sombre et l’ocre rouge qui dominent dans la plupart des œuvres présentée. Le halo brumeux dans lequel baigne ces toiles contribue également à faire entrer le spectateur dans un monde  où tout est ombre.

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L’exposition s’organise autour de quatre thématiques :

- L’homme, le plus souvent sans visage ou caché par un masque à gaz,

- La femme et l’enfant, victimes collatérales,

- les paysages, au relief bouleversé

- les fusillés, en rappel du caractère sans merci de cette guerre.

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L’artiste a mis à profit son expérience de conservatrice chargée des collections photographiques du Musée d’Histoire Contemporaine de Paris, où elle a pu se confronter à ces témoignages pris sur le vif de la barbarie engendrée lors de la terrible guerre de 14-18.

Une exposition qui ne laisse pas insensible, à ne pas manquer !    

Emmanuel FOUQUET

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Mairie du 9e 
6, rue Drouot
75009 Paris

Jusqu’au 14 novembre 2015


Le bivouac de Napoléon - le 22/10/2015 • 12:00 par FRo

LE BIVOUAC DE NAPOLÉON


« Le Bivouac de Napoléon : luxe et ingéniosité en campagne » s’inscrit dans le cadre de l’exposition « L’esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national »  présentée dans la Galerie des Gobelins.

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AP. Mongin  - Bivouac de Napoléon Ier près du château d'Eberberg  -  © RMN

Empereur voyageur, Napoléon Ier a passé une grande partie de son existence en campagne ou en voyage. Il observait, pour ses déplacements et ses bivouacs, une organisation particulière reproduisant l'étiquette impériale et utilisait un mobilier pliable, dont le Garde-Meuble impérial, ancêtre du Mobilier National, était le garant.

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Tente de campagne de Napoléon Ier
 

Le mobilier du bivouac de Napoléon Ier devait allier des aspects de commodité, de confort et de raffinement. Admirablement restaurée par le Mobilier national, sa tente de campagne était un véritable palais tissé, mobile, offrant une vision la plus complète possible du campement avec la reconstitution de son espace de travail et de sommeil.
Ses bagages renfermaient un ameublement pliant luxueux : lit « parapluie » à trois matelas (crin, laine et plume) dont le mécanisme avait été inventé par le serrurier
Desouches, table avec flambeau couvert à trois lumières, fauteuil, écritoire, nécessaire ou encore chaise d'affaires… Tout cela était déplié pour être utilisé puis rangé dans de précieux étuis individuels et malles spécifiques. D’autres objets d’une très grande élégance sont présentés : sa vaisselle de Sèvres, son verre à eau en cristal gravé, des plats et même son bidet de campagne (en style empire bien évidemment)…

Flambeau_Bureau_Bivouac.jpg  Porte_Manteau_Bivouac.jpg  Chaise_Bivouac.jpg
Flambeau de bureau couvert © Mobilier Nal  -   Nécessaire dit de "porte manteau" © Fondation Napoléon  -  Chaise Pliante Jacob  © Mobilier  Nal

Reprenant en partie les expositions de 2014 du musée des Beaux-arts d’Ajaccio et de la galerie Demidoff de l’île d’Elbe, « Le Bivouac de Napoléon » permet aux visiteurs de découvrir un aspect méconnu du quotidien de l’Empereur en campagne militaire, au travers d’ une trentaine d'œuvres du Mobilier national et une quarantaine de prêts consentis entre autres par les Châteaux de Versailles et de Fontainebleau, les Archives nationales, la Bibliothèque nationale et la Fondation Napoléon, qui ont été réunis spécialement pour l’occasion. Cet ensemble témoigne de la somptuosité de l’artisanat de l’Empire et du talent des professionnels qui ont mis leur savoir-faire d’exception au service du pouvoir, enrichissant ainsi le patrimoine national.

L’exposition Le Bivouac se prolonge par une visite de « L’esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national », exposition qui présente une reconstitution des ateliers de restauration du Mobilier national, espaces bien particuliers et toujours fermés au public. Elle permet surtout, chose si rare, d’échanger sur leur métier, leur art, avec des spécialistes présents et à l’œuvre tout au long du parcours.

Une visite à ne pas manquer, qui vous enchantera !

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Galerie des Gobelins
42, avenue des Gobelins
75013 Paris
Du Mardi au Dimanche de 11 h à 18 h
Jusqu’au 13 décembre 2015


Splendeurs et misères, images de la prostitution - le 15/10/2015 • 12:00 par HTa

SPLENDEURS ET MISÈRES
Images de la prostitution 1850-1910



Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la prostitution, à Paris, entre 1850 et 1910, vous le trouverez dans l’exposition au Musée d’Orsay intitulée « Splendeurs et misères  - Images de la prostitution 1850-1910 ». Enfin, si le musée n’est pas en grève comme ça a été le cas le jour du vernissage et le jour suivant…

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G. Boldoni - En traversant la rue 1873-1875 © RMN                Manet   -  La prune    © National Gallery Washington DC


Cette exposition est bien plus qu’une présentation d’œuvres d’art (peinture, sculpture, photos…) sur un sujet donné, la prostitution, c’est une étude très documentée sur un fait de société à la fin du XIXe siècle.

Dès le début de l’exposition, le commissaire insiste sur la difficulté de savoir où commence et où s’achève la prostitution et de reconnaître une « femme honnête » d’une « femme de mauvaise vie ». Le racolage étant interdit de jour mais autorisé de nuit au moment de l’allumage des réverbères, c’est à cette heure que la distinction devient plus évidente.

On est très vite amené à faire la différence entre les prostituées occasionnelles et les professionnelles ; un grand nombre de femmes - ouvrières, modistes, fleuristes, blanchisseuses - (qu’on retrouve dans la littérature de l’époque) dont les revenus étaient insuffisants pour leur permettre de se loger et de se nourrir, étaient obligées de vendre leur corps pour survivre. Pour d’autres femmes, la prostitution était leur unique source de revenus.
L’exposition montre les différentes catégories de prostituées :
« les pierreuses » qui opéraient en extérieur, celles qui racolaient les clients dans des cafés, celles « à  la carte » qui travaillaient dans des maisons closes et qui étaient encadrées et enregistrées auprès de la Préfecture de Police (dont on voit certains registres dans des vitrines) et qui passaient régulièrement des visites médicales et des contrôles et « les verseuses » qui travaillaient dans des brasseries et se livraient à la prostitution.

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H. Gervex  -  Rolla   1878  © RMN

A côté de ces femmes souvent victimes de la société et vivant de façon précaire, sont représentées les demi-mondaines qui, elles, vivaient dans le luxe de leur hôtel particulier (elles ont inspiré grand nombre d’écrivains, poètes et peintres de l’époque) ; elles aspiraient à se faire épouser par leur riche protecteur afin de devenir des dames « comme il faut ». Il était difficile de différencier l’hôtel particulier d’une femme de la haute bourgeoisie de celui d’une Païva (même décor, même mobilier).

C’est toute la condition féminine, entre le Second Empire et la Belle Époque, qui est montrée ici dans une ville (Paris) en pleine mutation où se multipliaient les lieux de rencontre : salons de la haute société, loges de théâtre et d’opéra, cafés, boulevards et maisons de tolérance.

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                     Derain - La femme en chemise  © Musée Copenhague                                 H. de Toulouse-Lautrec  - Rousse  La Toilette 1889  © RMN

Certaines toiles de Degas et Forain représentent l’Opéra, fréquenté par des hommes de  la haute bourgeoisie et de l’aristocratie qui avaient accès au foyer de la danse où s’exerçaient les petits rats issus d’un milieu modeste et peu fortuné et dont les mères peu scrupuleuses espéraient qu’elles seraient repérées par un riche et influent protecteur qui les sortirait de leur milieu.

Impossible de parler de prostitution sans évoquer les nombreuses représentations de maisons closes qu’a faites Toulouse-Lautrec, très présent dans cette exposition, et au scandale provoqué par l’ « Olympia » de Manet (exposée ici).

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Manet   -  Olympia   © RMN

De nombreuses photos, généralement prises en studio et non pas in situ, sont montrées ici (la plupart d’entre elles, de caractère pornographique, sont accrochées dans des salles interdites aux moins de 18 ans et sont restées anonymes, leurs auteurs craignant qu’elles soient saisies et qu’ils soient condamnés à une peine de prison).

Dans cette exposition, on ne voit pas seulement des tableaux représentant les différentes facettes de la prostitution et ses différents acteurs, mais aussi des annuaires de maisons closes répertoriant les « protégées », des registres de la Préfecture de Police avec des noms de pédérastes et de prostituées condamnés, des boîtes de préservatifs, des jetons de bordel, des cartes de visite faisant de la publicité pour des salons de massage tenus par des dames (rien de nouveau au XXIe siècle !) et le désormais célèbre fauteuil de volupté (déjà vu, l’an dernier, lors de l’exposition « Paris 1900 » au Petit Palais) commandé par le Prince de Galles, futur Edouard VII, à un artisan ébéniste, Louis Soubrier, en 1890.

Siège- Le Chabanais.jpg

Dans les dernières salles il est fait allusion au courant abolitionniste auquel ont participé Zola, Dumas et Jaurès et à loi Marthe Richard qui mit un terme à l’existence légale des maisons closes.

Cette exposition co-produite avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam et le concours de la B.N.F. nous permet de voir des chefs-d’œuvre de la peinture française (aujourd’hui dans des musées étrangers ou des collections particulières) et met sans doute plus en valeur la misère de nombreuses femmes victimes de la société d’alors que la splendeur de quelques privilégiées.

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Musée d'Orsay
1, rue de la Légion d'Honneur
75007 Paris
Du Mardi au Dimanche de 9 h 30 à 18 h
Jusqu’au 17 janvier 2016

Hélène TANNENBAUM


 

Réalisation: ParC Design

Opéra Garnier groupe La Poésie.
© D. Bureau


© 9ème Histoire 2001-2019