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Billet 13 - Novembre 2018



LE BILLET DU PRÉSIDENT


 


 

J’Accuse…!
 

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Les vandales, nos contemporains


PAR CLAUDE MIGNOT



 

Comme presque tous les artistes et écrivains de son temps, Émile Zola a beaucoup déménagé dans sa vie : dix-sept domiciles sont répertoriés, les douze premiers Rive gauche, avant qu’il ne préfère la Rive droite, comme je l’ai fait moi-même il y a vingt ans.

Lorsque ses livres rencontrèrent le succès que l’on sait, il put s’acheter une maison à Médan en 1878, en bord de la Seine, puis emménager en 1889, « 21-21bis rue de Bruxelles », dans un bel hôtel particulier, construit en 1857, dont il occupait le rez-de-chaussée et le premier étage.


L’hôtel est bien connu, marqué par une plaque commémorative :

Émile Zola s’installa dans cet immeuble en 1889
Le 12 janvier 1898 il y écrivit
« J’accuse »
Et y mourut le 29 septembre 1902.

Association du Musée Émile Zola.

 

Zola_maisonfaçade.jpg          plaque_Zola copie.jpg
La maison de Zola 21 rue de Bruxelles et la plaque qui y est apposée.
 


Mais le 23 juillet 2018, l’immeuble a été racheté par la Foncière Atland et un gestionnaire néerlandais de fonds de pension.

Ces preux chevaliers de la finance ne perdirent pas de temps. Ils opérèrent pendant l’été un grand ménage. Le souvenir de l’écrivain avait sans aucun doute contribué à préserver la distribution initiale, une partie du décor intérieur, un escalier d’acajou, un papier peint à motif. Tout passa à la benne.


Aujourd’hui un escalier très contemporain remplace celui dont Zola gravissait les volées et qu’on a pu photographier encore en 2008 ; le noble vestibule aux belles colonnes classiques a été bariolé, comme un stand de foire commerciale, et les pièces du rez-de-chaussée sont à l’unisson. Heureusement la façade sur la rue et la verrière du jardin d’hiver sur la petite cour arrière gardent encore le souvenir de Zola.
 


Zola_vestibulebariolé.jpg
Vestibule bariolé de la maison de Zola.
 


Louis Réau avait publié en 1959 chez Hachette une précieuse Histoire du vandalisme, les monuments détruits de l’Art français ; en 1994, le livre fut réédité et considérablement augmenté par Michel Fleury et Guy-Michel Leproux dans la collection « Bouquins ».


Mais les vandales campent toujours dans Paris. Sous la mandature de Bertrand Delanoë, sont apparues heureusement des protections de la Ville de Paris, mais dans une ville comme Paris les bâtiments qui mériteraient une protection sont bien plus nombreux que ceux qui sont retenus dans cette liste, et l’on continue d’autoriser l’installation d’ascenseurs dans de nobles cages d’escaliers, et la surélévation d’immeubles au mépris des proportions subtiles des façades.
 


Zola_verrière.jpg  Zola_maisonbariolée.jpg
La verrière sur la cour arrière et l'une des pièces du rez-de-chaussée de la maison de Zola.
 



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