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Programme Juin 2019


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Le magasin d’estampes « Mas », 48, rue La fayette :
un superbe magasin  historique menacé de disparition



 


Toutes sortes de passants parcourent nos rues : des passants pressés, plongés dans leurs pensées, des passants, et surtout des passantes, qui « lèchent les vitrines » pour mieux voir ce qui y est exposé, des promeneurs et des promeneuses, qui, le nez en l’air, contemplent les façades et admirent le paysage qu’elles composent. Mais entre les vitrines riches de leurs marchandises et les tableaux variés des façades, il est un composant souvent négligé, mais essentiel de ce paysage urbain, les devantures. Soumises à la mode, plus que les façades, elles ont une durée de vie beaucoup plus courte que les immeubles. D’où le prix qu’il convient d’attacher aux rares témoins d’époques révolues.

Or le magasin d’estampes anciennes créé en 1898 par Georges Mas, au 48, rue Lafayette (en fait transféré de la rue Clauzel, pour se rapprocher de l’hôtel des ventes de la rue Drouot), seule boutique ancienne subsistant sur la rue, est menacé de disparition, le propriétaire ayant annoncé son intention de ne pas renouveler le bail.
 


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Intérieur du magasin Mas
 

Le goût des estampes favorisant une grande sensibilité patrimoniale et le magasin étant resté dans la famille Mas de 1898 à nos jours (du fondateur à son fils Gaston, puis à sa petite fille Colette, que nous avons connue, puis à un des neveux de cette dernière), la boutique a gardé intacts sa vitrine, son décor intérieur et son fonds de commerce, dont de belles feuilles sont exposées par roulement en vitrine. Rien n’a changé, ni la devanture de bois avec son bandeau portant le nom du magasin en lettres jaunes, ni ses dispositions, - pièce principale, bureau et petite réserve -, ni son parquet et son papier-peint au pochoir beige et grenat, ni son mobilier pour le commerce des estampes, - tables et présentoirs pivotants, X et étagères de classement – y compris les deux globes suspendus au-dessus de la table, où l’électricité a seulement remplacé le gaz.
 


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Intérieur du magasin Mas.
 


L’histoire ne peut se faire que dans les livres et en images. Nous avons besoin de voir et de toucher des objets témoins. Des témoins vivants pour lire Balzac ou regarder les gravures de Daumier.
Disons-le haut et fort, une pièce importante du patrimoine visuel du 9e et de Paris ne doit pas disparaître pour des retards d’échéances de bail déjà réglées, et donc pour un contentieux qui n’a plus d’objet.

Le jugement est fixé au 26 juin.
 


Claude MIGNOT
 




 

 

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Personnages typiques du quartier figurant
sur la fontaine de Gavarni Place St Georges

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