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BAUDELAIRE AU CIMETIÈRE MONTPARNASSE

 

C’est en Belgique, à Namur, alors qu’il était accompagné de Félicien Rops, que Baudelaire* s’écroule en mars 1866. Il visitait l’église Saint-Loup, le «  le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre des jésuites ».

Victime de troubles cérébraux, il souffre notamment d’hémiplégie et d’aphasie. Il est ramené à Paris par sa mère et Arthur Stevens. Admis à la maison de santé du docteur Duval qui se trouve 1, rue du Dôme dans le XVIe, il meurt un an plus tard, le 31 août 1867, sans avoir recouvré la parole. « Non… Crénon » auraient été les seuls mots qu’il pût prononcer au cours de cette période. Maxime du Camp dans ses Souvenirs littéraires évoque le plus pathétiquement un Baudelaire « assis dans un grand fauteuil, les mains blanches, le visage de cette pâleur terreuse qui est le fard de la démence, les paupières boursouflées, les yeux interrogateurs et fixes. Nulle trace d’émotion sur son visage amaigri… »**

1024px-Plaque_Charles_Baudelaire,_1_rue_du_Dôme,_Paris_16.jpg

Après la messe à St-Honoré-d’ Eylau, le 2 septembre, il est inhumé au cimetière Montparnasse. La cérémonie est suivie par quelques amis : Asselineau, Nadar, Champfleury, Verlaine. C’est Banville qui prononce son éloge funèbre.

Sa tombe, dans la 6e Division est toujours fleurie, mais il aurait sans doute détesté voisiner avec son beau-père, le général Aupick ! Sa mère l’y rejoindra en 1871.

Tombe_Aupick.jpg  Tombe_Aupick_2.jpg  Cénotaphe.jpg

A l’extrémité de la 11e Division, le long du mur d’enceinte, un cénotaphe dû au sculpteur José de Charmoy lui rend hommage : on voit le poète en buste, accoudé au sommet d’une colonne (l’acteur Edouard de Max a servi de modèle à l’ange de la mort) tandis que son corps gît au sol entouré de bandelettes.

Cette sculpture est sans doute plus conforme à ce que Baudelaire attendait pour sa sépulture, lui qui avait évoqué la mort dans les « Fleurs du Mal » par ces vers:

Ô Mort, vieux capitaine il est temps ! levons l'ancre ! 
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !
Nous voulons tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?

Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau !

 

AVT_Charles-Baudelaire_9194.jpeg
 

* Baudelaire a été longtemps un habitant du 9e. Il a en effet habité à plusieurs adresses différentes dans notre arrondissement: 32, rue Lafitte (Hôtel de Dunkerque et Folkestone) - 24, rue de Provence - 46, puis 60, rue Pigalle - 33, rue Lamartine - 22, rue d'Amsterdam à l'hôtel de Dieppe.

** F. Daviet-Noual dans son ouvrage " Le « Docteur » Guillaume-Emile Duval et la maladie de Charles Baudelaire " .


Françoise ROBERT


Catégorie : - Fiches Express-Figures du 9e
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Détail des verrières du Printemps Haussmann.
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