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© F. Robert & B. Vassor - 2003  © 9ème Histoire 2003-2014

 

SIEGFRIED BING (1838-1905)

 

A l'emplacement de l'actuelle Poste de la rue Chauchat se trouvait la Galerie Bing (22, rue Chauchat - 19, rue de Provence). L'immeuble a été détruit en 1922 pour faire place à une construction Art Déco dès 1924.
 

Boutique.jpg Entrée_Bing.jpg

Siegfried Bing se disait « négociant en porcelaines, objets d'art du Japon et de la Chine ». 
Né à Hambourg le 26 février 1838, il vivait en France depuis 1854 où il avait retrouvé son père établi fabricant de porcelaine, 12 rue Martel, où il employait cent cinquante personnes.

bingportrait.jpg

En 1874, Siegfried Bing fonde rue Chauchat une maison pour l'importation d'objets d'art du Japon et de la Chine. Il se marie en 1868 à une parente, nièce d'Alfred Bing. En 1870, il se réfugie à Bruxelles jusqu'en mai 1871.

Il a quatre enfants, dont l'aîné naît à Bruxelles. Il demande sa naturalisation française en 1876 et est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1890. Il meurt en 1905 à Vaucresson.

C'est l’un des marchands d'art les plus connus de la fin du XIXe siècle qui a su déceler le talent d'artistes prometteurs comme Munch, Vuillard, Denis, Camille Claudel par exemple.

Il suffit de lire un courrier adressé à Munch par Meier-Graefe pour se rendre compte de sa notoriété :
« Dans huit jours ce sera l'inauguration de la Galerie Bing. Je pourrai peut-être y placer une ou plusieurs de tes toiles[1]. Envoie quelque chose, le « Cri » par exemple ou quelque chose de semblable. Des choses fortes ! »

Avis.jpgAffiche_Bing.jpg

Il fait connaître à Paris les arts d'Extrême Orient dont beaucoup d'artistes s'imprègneront, Van Gogh et Gaugin surtout. Les articles parus à sa mort en témoignent : 
« C'était en 1875 à un moment où le Japon était encore à peu près inconnu. Monsieur Bing le parcourut en tous sens, achetant aux nobles ruinés ou dans les boutiques des chefs d'œuvre dont les japonais n'appréciaient guère la valeur et il les envoya en Europe après avoir prélevé sur ces envois de quoi se constituer à lui-même une précieuse collection. 

Rentré à Paris, son magasin de la rue de Provence fut le foyer du Japonisme à Paris. Grâce à Monsieur Bing, plusieurs expositions et la création d'une revue (le Japon Artistique) qui dura trois années firent connaître et aimer l'art charmant d'Extrême Orient ». On lui doit le terme « Art Nouveau » inscrit sur le fronton du 22, rue de Provence, art qu'il s'efforce de promouvoir et « l' Art Nouveau luttera pour éliminer le laid et le luxe prétentieux de toutes les choses de la vie, pour faire pénétrer l'affinement du goût et un charme de beauté simple jusque dans les moindres objets d'utilité »[2].

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  La Galerie Bing 22, rue de Provence                                                        Canapé de Feutre Style Art Nouveau

Il diversifie ses activités en créant du mobilier d'un nouveau style ; Denis et Vuillard participent à cette initiative comme décorateurs.
Il présente ses meubles à l'Exposition Universelle où il a un stand. Les critiques ne sont cependant pas toujours aimables à son égard, ainsi ce commentaire relevé dans Le Figaro et signé Arsène Alexandre : 
« ...tout cela sent l'anglais vicieux, la juive morphinomane ou le belge roublard, ou une agréable salade de ces trois poisons » !

A sa mort, sa collection d'art japonais est vendue chez Durand-Ruel et Majorelle rachète le mobilier Art Nouveau. C'est une figure originale du monde de l'art qui disparaît en 1905 et dont peu connaissent, aujourd'hui, l'importance. Cependant, au Grand Palais où vient d'avoir lieu une grande exposition Vuillard, la galerie Bing est évoquée à plusieurs reprises.

Bing_art_nouveau.jpg



Françoise Robert - Bernard Vassor

 

© F. Robert & B. Vassor - 2003  © 9ème Histoire 2003-2014

 

[1] En général, la galerie Bing exposait des lithographies et non les toiles originales.

[2] Extrait de l'invitation à l'inauguration de « l'Hôtel de l'Art Nouveau » en 1895.


Dernière modification : 25/02/2014 : 16:47
Catégorie : - Articles-Artistes
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