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© 9e Histoire - 2014

 

LE CONSERVATOIRE NATIONAL SUPÉRIEUR D'ART DRAMATIQUE
 

A la place du bâtiment visible aujourd’hui, sur un vaste quadrilatère appartenant d’abord à l’Hôtel-Dieu et occupé par des jardins maraîchers et des maisonnettes, se trouvait l’Intendance des "Menus-Plaisirs du Roi" construite en 1762 (Bellanger) sous le règne de Louis XV avec l’expansion de ce quartier, et dirigée alors par Denis Papillon de la Ferté.

Ce service administratif dépendant de la Maison du Roi en charge du domaine royal et des fêtes,  s’accompagnait d’un entrepôt  de stockage des machines à divertissement, mais aussi d’une salle de répétition pour les opéras et ballets.

En 1784 fut  créée une Ecole royale de Chant puis une Ecole de Déclamation, transformée sous la Révolution en « Conservatoire » (16 thermidor an III), avec entrée -disparue aujourd’hui- 17,  rue du faubourg Poissonnière,  dotée d’une porte monumentale et ornée de quatre statues : l’Opéra, l’Opéra comique, la Comédie et la Tragédie. 600 élèves et 115 profs en 1796 !

Si les magasins de l’Opéra  subsistèrent jusqu’en 1853 où furent ouvertes les rues du Conservatoire et Sainte-Cécile, et construite l’église Saint-Eugène, Napoléon 1er fit édifier là de 1806 à 1811 l’actuelle salle de théâtre.

C’est de 1853 également que date la façade de la rue du Conservatoire d’inspiration classique à 2 étages et attique due à Janniard  (surélevée d’un étage en 1972 où se trouve maintenant la bibliothèque et ses 12.000 ouvrages) et le mur pignon rue Sainte-Cécile, orné de masques et de lyres. L’entrée du 2bis surmontée d’un masque,  et le hall d’accueil que l’on connait maintenant, furent édifiés en 1950.

Des classes de théâtre furent donc ouvertes sous l’Empire avec notamment Talma comme professeur, acteur favori de l’empereur, et l’établissement prit le nom de Conservatoire de Musique et de Déclamation. Il avait notamment pour mission de former les artistes de la Comédie Française et de l’Opéra.

En 1828 est créée la Société des concerts du Conservatoire.

En 1831 Louis-Philippe ferme les classes de déclamation pour l’appeler à nouveau Conservatoire Royal de Musique, avant que Thiers en 1836 ne le rétablisse.

La salle résonne encore des concerts donnés au XIXe siècle : y furent jouées pour la première fois en France les symphonies de Beethoven  (dès 1828, et la fameuse 9e en 1840), Berlioz créa ici le 5 décembre 1830 sa « Symphonie fantastique » (en présence de Liszt !), et  en 1839 son "Roméo et Juliette". Bibliothécaire, il  avait là son bureau (dans l’actuelle salle de travail Louis Jouvet).

Liszt et Chopin y jouèrent souvent, Gabriel Fauré en fut le directeur en 1905, après Cherubini, Auber et Ambroise Thomas (tous musiciens). La musique était l’activité prédominante tout au long du XIXe siècle.

Musique et théâtre cohabitèrent là avant leur départ en 1909, rue de Madrid (8e) pour cause de vétusté. Une partie des locaux (côté rue Bergère) est alors occupée par l’administration des Postes et le central téléphonique.

En 1946, les classes d’art dramatique reviennent sur place donnant naissance à l’actuel Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique rattaché au Ministère de la culture.

Le théâtre, précédé d’un vestibule à colonnes et d’un escalier d’honneur avec un grand bas-relief représentant Minerve distribuant des couronnes, a survécu de justesse aux remaniements du Second Empire.

Si son intérieur en hémicycle a connu une nouvelle décoration en 1866 puis fut rénové en 1986, le théâtre conserve l’esprit d’origine avec ses fresques pompéiennes, ses guirlandes et ses colonnes striées, le plafond est peuplé d’anges. Les deux balcons sont ornés de médaillons d’artistes de l’époque autour de la figure d’Eschyle et d’Orphée. L’acoustique en est excellente, mais l’éclairage a été moins réussi avec ses quelques vitraux dépolis.

Au XXe siècle des professeurs illustres  donnèrent  des cours de théâtre, comme Sarah Bernhardt, Louis Jouvet, Antoine Vitez ou Michel Bouquet. Jean Pierre Miquel, Marcel Bozonnet, metteurs en scène de renom, en assurèrent la direction, avant Claire Lasne Darcueil aujourd'hui, qui a remplacé Daniel Mesguich. Pléthore de comédiens devenus célèbres y furent élèves, comme Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort, ou plus récemment, Louis Garrel.  

Admis après un concours d’entrée très sélectif (plus de 1.000 candidats pour 30 places), les élèves suivent des cours pouvant aller jusqu’au doctorat désormais, qui se terminent chaque année  par les « Journées de Juin » ouvertes au public.
 

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© E. Fouquet © 9e Histoire - 2014


Catégorie : - Architecture
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