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© E. Fouquet © 9e Histoire - 2014


ÉGLISE SAINT-EUGÈNE

 

Cette église du nom d’Eugène, compagnon de Saint-Denis (qui évangélisa l’Espagne ?) et fut décapité à Deuil près d’Enghien et ses restes jetés dans le lac (!),  borde la rue Sainte-Cécile et fait partie de l’une des nouvelles paroisses créées dans Paris  sous le Second Empire, dans ce quartier en forte expansion démographique, nom en souvenir d’Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie sous Napoléon Ier

Sa  construction, sur l’emplacement de l’hôtel des Menus-Plaisirs du Roi, par l’architecte Louis-Auguste Boileau (architecte aussi du Bon Marché !), fit figure de véritable événement.

Il s’agissait en effet de la première utilisation dans un édifice religieux de l’architecture métallique. Cette technique devait permettre  d’associer les qualités de solidité, de légèreté et de plasticité mais aussi d’économie.

Cela eut aussi comme avantage un étonnant gain de temps de construction : un peu moins de vingt mois de travaux (1854-1855)!

Le cahier des charges était le suivant : « Construire une église dans le style de la fin du XIIIe siècle, mais en employant la fonte et le fer pour remplacer les piliers et les nervures de pierre ». Pastiche critiquée et Boileau plus mécanicien qu’architecte, selon Violet le Duc !

Il s’inspira du réfectoire de Notre-Dame-des-Champs (aujourd’hui la Bibliothèque des Arts et Métiers).

L’église se caractérise par son absence de clocher, pour cause de proximité immédiate du Conservatoire National -de musique à l’époque- qu’il ne fallait pas troubler... rue Sainte-Cécile (patronne des musiciens)!

Sa façade se compose d’un haut mur divisé en cinq parties par des contreforts, et dessinant exactement la forme de l’édifice. En pénétrant dans l’église, longue de 50 m, large de 25 m et haute de 23 m, on est frappé par l’espace et la polychromie.

Seuls les murs sont édifiés en maçonnerie, 44 colonnes en fonte creuse (de 2 cm d’épaisseur !) bleu acier délimitent trois nefs ogivales (arcatures en fer) à voute étoilée. Les bas-côtés sont surmontés de tribunes.

L’ensemble est éclairé par des vitraux  (Lusson) et tous les éléments de décor sont peints, ce qui lui donne un aspect théâtral, réminiscence de la Sainte-Chapelle et de certaines églises vénitiennes, aspect accentué par la richesse du mobilier (fils de Boileau, ébéniste).

Dans le chœur, 3 vitraux : la Transfiguration au milieu, la Cène à gauche, le Jardin des Oliviers à droite, avec un maître autel décoré de 13 niches avec statuettes.

De chaque côté, chapelle de la Vierge à gauche, de Saint-Eugène à droite.

Elément rare à remarquer : le chemin de croix sous forme de vitraux  (Oudinot) sur les deux bas côtés de l’édifice. Les vitraux des tribunes représentent à gauche la vie privée de Jésus-Christ, à droite sa vie publique.

Elle fut inaugurée en 1854 et l’impératrice Eugénie  en fut la marraine.

Jules Verne s’y maria en 1857 à 29 ans avec Honorine de Viane, une jeune veuve, qu’il relata à un ami :

« J’étais le marié, j’avais un habit blanc, des gants noirs. Je payais tout le monde : employé de mairie, bedeau, sacristain, marmiton… On appelait  «  Monsieur le Marié » …c’était moi ! Dieu merci, il n’y avait que 12 personnes… »

Il résidait alors 18, Bd Bonne Nouvelle, et était agent de change (encore écrivain débutant) !

On y trouve l’orgue réalisé en 1850 pour l’Exposition Universelle.

L’église a bénéficié en 1987 d’une restauration intérieure qui se dégrade malheureusement déjà. La paroisse porte depuis 1952 le double nom Saint-Eugène Sainte-Cécile.

 En 2000 l’église fut dotée d’un carillon et seulement là consacrée (et pas avant, car pas construite en pierre).

Elle a également comme particularité de proposer des offices célébrés à la fois selon le rite dit de saint Pie V (en latin) et selon celui promulgué par Paul VI à la suite du concile de Vatican II.

Steugene.png

© E. Fouquet © 9e Histoire - 2014


Catégorie : - Architecture
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