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© E. Fouquet © 9e Histoire 2014

L'HÔTEL D'AUGNY 

MAIRIE DU 9e

Nous sommes sur l’ancien fief de la grange Batelière (Philippe Auguste), -ancien nom « Grange bataillé » en 1250- longtemps zone de marais, asséchés à partir du XIVe, Louis XV, devant l’accroissement de la population, autorise la construction d’un nouveau quartier, hors les murs, au nord du « Grand Cours » créé par Louis XIV (ancêtre des Grands Boulevards).

Sous Louis XVI sont créées des rues (Lafitte, Rossini, etc.). Les artisans quittent le quartier du Louvre saturé pour s’y établir.  Mais surtout les financiers et les fermiers généraux rachètent à bas prix aux congrégations religieuses ces vastes terrains pour y construire là de beaux hôtels particuliers pour eux-mêmes ou leurs maîtresses.

 Au XIXe, ce nouveau quartier sera décrit par Balzac comme « le cœur de Paris qui palpite entre la rue de la Chaussée-d’Antin et la rue du Faubourg-Montmartre ».

Le terrain est acheté par le financier Pierre Crozat en 1707, propriétaire rue Richelieu, qui avait creusé un passage sous le boulevard pour relier son domaine à celui du jardin de la Grange Batelière. Son jardinier disposait d’un pavillon situé à l’emplacement de l’actuelle rue Rossini !

 L’hôtel est construit par le fermier général Alexandre d’Augny entre 1748 et 1752 pour y loger sa maîtresse, « mademoiselle Gogo », comédienne au Théâtre Français.

Cette élégante demeure présente au fond de la cour d’honneur une façade originale percée de fenêtres légèrement cintrées, avec un avant-corps central à pans coupés et à fronton arrondi.

Le bâtiment a conservé de la même époque sa porte cochère sur rue  décorée de refends et de bossages, avec fronton triangulaire.

Sous le Directoire en 1795, l’hôtel sert de cadre aux « bals des victimes », réservés aux parents des guillotinés de la Révolution !

Il est acquis en 1829 par le marquis Aguado, curieux personnage de la Restauration et de la monarchie de juillet, d’abord aide de camp de Soult puis banquier du roi d’Espagne, il crée à Paris une affaire de  produits exotiques, de vins d’Espagne et de cigares de La Havane ! Ce grand collectionneur  remanie complètement l’intérieur et le dote d’un escalier en pierre à rampes de bronze, avec des colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens, et d’un vestibule octogonal au plafond décoré de guirlandes de fleurs et d’oiseaux.

Des salons somptueux sont aménagés avec des cheminées en marbre,  parquet en rosace, frises  dorées à palmettes.

On peut voir encore au rez-de-chaussée les salons de réception devenus salles d’exposition où on accède en gravissant un perron, et à l’étage la bibliothèque et le salon de musique, aujourd’hui salle des mariages!

Devenue en 1849, mairie de l’ancien 2e arrondissement, puis en 1860 mairie du 9e arrondissement, où Verlaine en 1864, travailla à 20 ans au service des expéditions (!), elle fut  complétée en 1870 par deux ailes symétriques.  

C’est aujourd’hui une des plus belles mairies d’arrondissement de Paris qui a conservé un caractère un peu provincial, qu’accentue le petit jardin à l’arrière de l’édifice, auparavant ancienne basse-cour et  laiterie au XVIIIe siècle ! 

Mairie9.JPG

© E. Fouquet ©9e Histoire 2014


Catégorie : - Sites
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