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© D. Piquemal 2008 © 9e Histoire 2008-2014

 

EXPOSITIONS AU MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE

 

Le 9e et ses Musiciens

L’année 2010 a permis un peu comme chaque année  de commémorer un instant musical dans le 9e arrondissement. L'histoire de notre arrondissement cache toujours, par ailleurs, quelque surprise en la matière.

Dans le cadre évidemment plus large des hommages rendus à Chopin pour le bicentenaire de sa naissance, nous avons pu bénéficier en avril d’une visite commentée de l’exposition présentée au Musée de la Vie Romantique,  Frédéric Chopin, la Note Bleue.

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Que Daniel Marchesseau, directeur du musée, en soit remercié, ainsi que Solange Thierry, commissaire de l’exposition. On pouvait y admirer, dès l’entrée, le célèbre portrait du musicien par Delacroix, puis, au-delà, toute l’atmosphère historique, esthétique et poétique du monde musical de Chopin, voisin avec George Sand de l’hôtel de la rue Chaptal. L’exposition s’est voulue une rencontre avec les années passées à Paris par le compositeur et la femme de lettres, en compagnie des plus célèbres peintres de la Monarchie de Juillet, Chassériau et Ingres, entre autres. Un prêt de tableaux de la bibliothèque-musée de l’Opéra nous a fait souvenir de l’admiration suscitée dans la société de l’époque par les chanteurs du Théâtre italien et compositeurs d’opéras comme Bellini, et d'une certaine influence sur la virtuosité de Chopin en particulier.

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Qu’il me soit alors permis de faire un lien avec un directeur des bals de l’Opéra, rarement évoqué et pourtant habitant de l’arrondissement – au 44, rue de la Chaussée d’Antin, où il  décéda en 1888: Isaac Strauss. Né à Strasbourg en 1806, il s’établit à Paris en 1827 après des études de violon. Il les poursuivit dans la capitale et obtint un poste de premier violon aux Italiens, justement, puis devint chef d’orchestre des bals des Tuileries. En 1844, Isaac Strauss fut nommé directeur des concerts et bals de l’Opéra de Paris, poste qu’il conserva jusque vers 1870-1873. Il composa parallèlement pas moins de quatre cents pièces de danses diverses : quadrilles, polkas, valses. Moins célèbre de nos jours que Johann père et fils, avec lesquels il n’existait pas de parenté, il fut très prisé sous le Second Empire. Mais ce qui est resté dans la mémoire concernant Isaac, paradoxalement, c’est  une énigme : qui dirigeait, lors des festivités organisées en 1860 à Nice à l’occasion du rattachement de la ville à la France, le bal fastueux donné en l’honneur du couple impérial ? En effet, notre compositeur-chef d’orchestre, peut-être soucieux de cacher ses origines, avait l’habitude de signer ses partitions, dont la célèbre valse dédiée à la comtesse de Cessole, J. Strauss ou Jules Strauss ; or c’est sans précision de prénom qu’est annoncée la direction de cette soirée digne des plus belles fêtes du Second Empire.

La polémique a fait rage pour savoir qui de Johann Strauss père ou fils était à la baguette. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui, grâce aux travaux du musicologue Frédéric Fuochi, que c’était Isaac, qui permit au premier maire de Nice d’être le cavalier de l’impératrice pour un quadrille composé par lui même.

Mais je ne saurais terminer cette évocation de la part toujours importante de la musique dans la mémoire et la vie de notre arrondissement sans remercier le directeur du Conservatoire Nadia & Lili Boulanger, ses collaborateurs et les professeurs, de nous avoir permis d’assister à un récital donné par les élèves le 19 mars en l’honneur de… Chopin, bien entendu !

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La Vie Romantique, toujours… par la Russie

Le 15 novembre, M. Marchesseau nous accueillait de nouveau pour nous faire découvrir les chefs-d'œuvre de la galerie nationale Tretiakov de Moscou, qui abrite notamment les plus beaux fleurons de la production artistique russe du XVIIIe et du début du XIXe siècles, c'est à dire ceux de sa période romantique.

En effet, on peut constater un certain décalage entre ce qu'a produit la Russie culturelle dans les années 1820-1840 et la production des autres pays européens, France, Angleterre et Italie, aux longs passés littéraires et artistiques. Jusque là, n'était admis dans les arts russes que ce qu’autorisait l'église orthodoxe : en peinture, les icônes et les fresques, en musique, les chants religieux sans accompagnement. La sculpture était interdite, trop proche du corps humain. L’architecture s’inscrivait dans la tradition russe, ou était l’œuvre d’immigrés, italiens ou français. C'est pourquoi la production artistique qui devait  voir éclore Boris Goudounov, Eugène Onéguine, les grands contes et romans de Gogol, devint immédiatement romantique par l'époque et par sa sensibilité nouvelle, proche de celle du reste de l'Europe – mais ces tableaux et sculptures l'étaient-ils, dans le sens où ils devinrent des modèles, ce qui pour nous évoque le classicisme ?

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Pour illustrer ces propos inspirés du chapitre « Russie romantique », rédigé par Dominique Fernandez, du livre de référence de l'exposition La Russie romantique (PARIS Musées Editeur), je voudrais vous faire part de ce qu'ont évoqué en moi quelques pièces de peinture.

On a pu voir l’automne dernier au musée d'Orsay une remarquable exposition sur Jean-Léon Gérôme, peintre néoclassique et orientalistepar excellence, dont des encres ou aquarelles et huiles inspirées par ses voyages en Afrique. Rue Chaptal, deux parfaites sépias mine de plomb de Brioullov, Midi au Caravansérail et Turc montant sur son cheval, m'ont rappelé cet académisme, de même que Le dernier jour de Pompéi de Brioullov.

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On peut ajouter, dans la même perspective, les portraits dont le très officiel Empereur Alexandre Ier de Chevelkine et, bien sûr, celui présumé de Mme de Staël de Borovikovski. Le tableau Cosaques du fleuve Don signé Orlowski aurait pu l'être de Delacroix. J'ai été très sensible au coucher de soleil qui illumine La traversée du Dniepr d'Ivanov ou la Nuit d'automne sur le débarcadère aux sphinx sur la Néva de Voroviev, qui ne peuvent que nous rappeler Turner. Le Passage à gué des montagnards de Gagarine pourrait être signé d'un de nos classiques.

Mention soit faite de la qualité, la finesse et la lumière des intérieurs  souvent à l'aquarelle présentés à l'exposition.

On ne peut quitter cet univers sans rappeler deux chefs-d'œuvre – car tel est leur qualificatif – très différents, que sont le trompe-l'œil Paysage urbain sous papier transparent de F.P.Tolstoï  et, dans la dernière salle, La tempête. Le chêne foudroyé, grande huile de Voroviev, peut-être moins empreinte de ce classicisme romantique russe.

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Dominique PIQUEMAL

 

© D. Piquemal 2008 © 9e Histoire 2008-2014


Catégorie : - Articles-Artistes
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