Publications
Vie Culturelle
Quoi de neuf sur le Site?
(depuis 10 jours)
Articles
À NOTER - À VOIR
DIAPORAMAS
 ↑  
Calendrier
 ↑  
Recherche
Recherche
 ↑  
Votre Espace Abonné
Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe

 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha reload
Recopier le code :
 ↑  
Modérateur
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

 ↑  
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.neufhistoire.fr/data/fr-articles.xml

© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014

LE SQUARE D’0RLEANS

81, rue Taitbout

                                                                                                                                       

A l’origine du square d’Orléans, il y avait un vaste domaine ayant appartenu, sous le premier Empire, à la famille du compositeur Auber. Ce domaine est acheté en 1822 par Mlle Mars, la célèbre actrice de la Comédie-Française, qui ne la gardera que deux ans. Un architecte anglais, Edward Cresy, en fait l’acquisition, en 1829, dans le but d’y réaliser un projet immobilier.  Il y construira plusieurs pavillons, ordonnancés autour d’une vaste cour carrée, sur le modèle des petits squares londoniens.

L’ensemble, qui ne sera totalement achevé qu’en 1841, aura pour premier nom Cité des Trois-Frères, car il fait face à la rue du même nom ; on l’appellera ensuite Cité d’Orléans et enfin Square d’Orléans. L’entrée initiale se situait 36 (ou 34, ou encore 40, selon les sources), rue Saint-Lazare, puisqu’à cette époque le prolongement de la rue vers le nord, la future rue Taitbout, n’avait pas encore été percé.

Alexandre Dumas sera l’un des premiers locataires, au début des années 1830. Son appartement se trouvait dans le bâtiment n° 3. C’est là qu’il donnera, le 30 mars 1833, un bal costumé resté célèbre, auquel, si on l’en croit, trois cents à quatre cents personnes avaient été invitées.

Comme à son habitude en matière de logement, Dumas père ne fera qu’un bref séjour square d’Orléans. Il l’a quitté depuis longtemps quand viennent y habiter, en octobre 1842, George Sand et Frédéric Chopin, elle au n° 5, avec son fils Maurice, et lui dans un petit appartement  au rez-de-chaussée du n° 9, composé d’un salon et d’une chambre à coucher.

D’autres célébrités résident aussi Cité d’Orléans, comme la cantatrice Pauline Garcìa (1821-1910) et son mari, le journaliste Louis Viardot, grands amis de George Sand, qui ont emménagé ici en 1840, ou la ballerine Marie Taglioni (1804-1884), qui triomphe, depuis 1827, sur toutes les scènes du monde.

Le compositeur Pierre-Joseph Zimmermann (1785-1853) est au n° 7, où il occupera, jusqu’à sa mort en 1853, les deux premiers étages et où il donnera des soirées musicales hebdomadaires. L’une de ses filles épousera Charles Gounod et une autre le peintre Edouard Dubufe (1819-1883), lui-même résidant du square, tout comme son père, Claude-Marie Dubufe (1789-1864), de 1841 à 1850. Deux autres musiciens habitent également le square : le compositeur et pianiste Charles-Valentin Alkan (1813-1888), ami de longue date de Chopin, et son rival, Antoine Marmontel (1816-1898), qui l’a supplanté à la succession de Zimmermann comme professeur de solfège au Conservatoire.  

Le sculpteur Jean-Pierre Dantan (1800-1869) est aussi installé au n° 7. Il  est surtout connu pour avoir introduit la caricature en sculpture.  Il va ainsi représenter, sous un aspect satirique, toutes les célébrités du monde artistique ou politique de son époque.  Il avait deux ateliers : celui dans lequel il travaillait et un autre où il exposait ses oeuvres, au milieu de plantes vertes et d’animaux empaillés.  Il possédait aussi un « musée secret », renfermant une collection d’objets érotiques de toute sorte, que sa veuve s’empressera de faire disparaître après sa mort…  En revanche, ses héritiers feront don au musée Carnavalet de 350 caricatures et 550 portraits exécutés par le sculpteur.

On y verra aussi l’archéologue Maxime du Camp, qui hébergera quelque temps dans son appartement Gustave Flaubert en 1856.

La rue des Trois-Frères deviendra la partie sud de la rue Taitbout, entre la rue Saint-Lazare et le boulevard ; elle sera prolongée au nord à partir de 1859. La construction du nouvel immeuble d’entrée, au numéro 80, emportera une partie de la maison de Dantan, l’obligeant à déménager. 

Square-dOrléans.jpg

Aline BOUTILLON

© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014


Catégorie : - Sites
Page lue 1272 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

 

Réalisation: ParC Design

© 9ème Histoire 2001-2016