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© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014/2017

Square_Orleans_Porche.jpg

LE SQUARE D’0RLÉANS

80, rue Taitbout

                                                                                                                                       

A l’origine du Square d’Orléans, il y avait un vaste domaine ayant appartenu, sous le premier Empire, à la famille du compositeur Auber. Ce domaine est acheté en en 1822 par Mlle Mars, la célèbre actrice de la Comédie-Française, qui ne la gardera que deux ans. Un architecte anglais, Edward Cresy, en fait l’acquisition, en 1829, dans le but d’y réaliser un projet immobilier. Il y construira plusieurs pavillons, ordonnancés autour d’une vaste cour carrée, sur le modèle des petits squares londoniens.

Mademoiselle_Mars.jpg
Mademoiselle Mars

L’ensemble, qui ne sera totalement achevé qu’en 1841, aura pour premier nom Cité des Trois-Frères, car il fait face à la rue du même nom ; on l’appellera ensuite Cité d’Orléans et enfin Square d’Orléans. L’entrée initiale se situait 34 rue Saint-Lazare, puisqu’en ce temps-là le prolongement de la rue vers le nord, la future rue Taitbout, n’avait pas encore été réalisé.

Alexandre Dumas sera l’un des premiers locataires. Il s’installe en 1831 dans le bâtiment n° 3 avec Belle Krelsamer, sa compagne du moment, leur fille Marie-Alexandrine, qui vient de naître, et le petit Alexandre, alors âgé de six ans et demi. C’est là qu’il donnera, le 30 mars 1833, un bal costumé resté célèbre, auquel, si on l’en croit, sept cents personnes avaient été invitées.

George_Sand.jpg   Maurice_Sand.jpg   Chopin.jpg
George Sand                                     Maurice Sand enfant                                         Frédéric Chopin

Comme à son habitude en matière de logement, Dumas père ne fera qu’un bref séjour square d’Orléans. Il l’a quitté depuis longtemps quand viennent y habiter, en octobre 1842, George Sand et Frédéric Chopin, elle au n° 5, avec son fils Maurice, et lui dans un petit appartement au rez-de-chaussée du n° 9, composé d’un salon et d’une chambre à coucher.
George Sand écrira, dans son autobiographie : « Nous n’avions qu’une grande cour à traverser pour nous réunir, tantôt chez moi, tantôt chez Chopin quand il était disposé à nous faire de la musique ». A cette époque, la fontaine n’existait pas et la cour était semée de gravier.

Pierre-Joseph_Zimmerman_by_Antoine-Jean_Gros.jpg   Marie-taglioni-in-zephire.jpg   Portrait_de_Édouard-Louis_Dubufe.jpg
Pierre-Joseph Zimmermann                                        Marie Taglioni en Zéphyr                                             Edouard Dubufe

D’autres célébrités résident aussi Cité d’Orléans, comme le compositeur Pierre-Joseph Zimmermann (1785-1853), au n° 7, où on le trouve déjà en 1842 et où il occupera, jusqu’à sa mort en 1853, les deux premiers étages ; ses soirées musicales hebdomadaires ont permis de faire connaître de nombreux jeunes talents. Le peintre Edouard Dubufe (1819-1883), qui a épousé une des filles de Zimmermann, partage, dans le lotissement, un atelier avec son père, Claude-Marie Dubufe (1789-1864), autre résidant du square, dont l’appartement est également au n° 7.

Deux autres musiciens habitent aussi le square : le compositeur et pianiste Charles-Valentin Alkan (1813-1888), ami de longue date de Chopin, et son rival, Antoine Marmontel (1816-1898), qui l’a supplanté à la succession de Zimmermann comme professeur de solfège au Conservatoire. La ballerine Marie Taglioni (1804-1884) y aurait aussi vécu.

Square-dOrléans.jpg

Le sculpteur Jean-Pierre Dantan (1800-1869) est installé au n° 9. Il est surtout connu pour avoir introduit la caricature en sculpture. Il va ainsi représenter, sous un aspect satirique, toutes les célébrités du monde artistique ou politique de son époque. Il avait deux ateliers : celui dans lequel il travaillait et un autre où il exposait ses œuvres, au milieu de plantes vertes et d’animaux empaillés. Il avait, par ailleurs, fondé un club de joueurs de dominos et c’est dans son atelier que se réunissaient les « dominotiers » pour se livrer à leur passe-temps favori.

Il y aura aussi, square d’Orléans, l’archéologue Maxime du Camp, qui hébergera quelque temps dans son appartement, en 1856, Gustave Flaubert.

La rue des Trois-Frères deviendra la partie sud de la rue Taitbout, entre la rue Saint-Lazare et le boulevard ; elle sera prolongée au nord à partir de 1859. La construction du nouvel immeuble d’entrée, au numéro 80, emportera une partie de la maison de Dantan, ce qui l’obligera à déménager.

Aline BOUTILLON

© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014/2017

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© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014/2017

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LE SQUARE D’0RLÉANS

80, rue Taitbout

                                                                                                                                       

A l’origine du Square d’Orléans, il y avait un vaste domaine ayant appartenu, sous le premier Empire, à la famille du compositeur Auber. Ce domaine est acheté en en 1822 par Mlle Mars, la célèbre actrice de la Comédie-Française, qui ne la gardera que deux ans. Un architecte anglais, Edward Cresy, en fait l’acquisition, en 1829, dans le but d’y réaliser un projet immobilier. Il y construira plusieurs pavillons, ordonnancés autour d’une vaste cour carrée, sur le modèle des petits squares londoniens.

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Mademoiselle Mars

L’ensemble, qui ne sera totalement achevé qu’en 1841, aura pour premier nom Cité des Trois-Frères, car il fait face à la rue du même nom ; on l’appellera ensuite Cité d’Orléans et enfin Square d’Orléans. L’entrée initiale se situait 34 rue Saint-Lazare, puisqu’en ce temps-là le prolongement de la rue vers le nord, la future rue Taitbout, n’avait pas encore été réalisé.

Alexandre Dumas sera l’un des premiers locataires. Il s’installe en 1831 dans le bâtiment n° 3 avec Belle Krelsamer, sa compagne du moment, leur fille Marie-Alexandrine, qui vient de naître, et le petit Alexandre, alors âgé de six ans et demi. C’est là qu’il donnera, le 30 mars 1833, un bal costumé resté célèbre, auquel, si on l’en croit, sept cents personnes avaient été invitées.

George_Sand.jpg   Maurice_Sand.jpg   Chopin.jpg
George Sand                                     Maurice Sand enfant                                         Frédéric Chopin

Comme à son habitude en matière de logement, Dumas père ne fera qu’un bref séjour square d’Orléans. Il l’a quitté depuis longtemps quand viennent y habiter, en octobre 1842, George Sand et Frédéric Chopin, elle au n° 5, avec son fils Maurice, et lui dans un petit appartement au rez-de-chaussée du n° 9, composé d’un salon et d’une chambre à coucher.
George Sand écrira, dans son autobiographie : « Nous n’avions qu’une grande cour à traverser pour nous réunir, tantôt chez moi, tantôt chez Chopin quand il était disposé à nous faire de la musique ». A cette époque, la fontaine n’existait pas et la cour était semée de gravier.

Pierre-Joseph_Zimmerman_by_Antoine-Jean_Gros.jpg   Marie-taglioni-in-zephire.jpg   Portrait_de_Édouard-Louis_Dubufe.jpg
Pierre-Joseph Zimmermann                                        Marie Taglioni en Zéphyr                                             Edouard Dubufe

D’autres célébrités résident aussi Cité d’Orléans, comme le compositeur Pierre-Joseph Zimmermann (1785-1853), au n° 7, où on le trouve déjà en 1842 et où il occupera, jusqu’à sa mort en 1853, les deux premiers étages ; ses soirées musicales hebdomadaires ont permis de faire connaître de nombreux jeunes talents. Le peintre Edouard Dubufe (1819-1883), qui a épousé une des filles de Zimmermann, partage, dans le lotissement, un atelier avec son père, Claude-Marie Dubufe (1789-1864), autre résidant du square, dont l’appartement est également au n° 7.

Deux autres musiciens habitent aussi le square : le compositeur et pianiste Charles-Valentin Alkan (1813-1888), ami de longue date de Chopin, et son rival, Antoine Marmontel (1816-1898), qui l’a supplanté à la succession de Zimmermann comme professeur de solfège au Conservatoire. La ballerine Marie Taglioni (1804-1884) y aurait aussi vécu.

Square-dOrléans.jpg

Le sculpteur Jean-Pierre Dantan (1800-1869) est installé au n° 9. Il est surtout connu pour avoir introduit la caricature en sculpture. Il va ainsi représenter, sous un aspect satirique, toutes les célébrités du monde artistique ou politique de son époque. Il avait deux ateliers : celui dans lequel il travaillait et un autre où il exposait ses œuvres, au milieu de plantes vertes et d’animaux empaillés. Il avait, par ailleurs, fondé un club de joueurs de dominos et c’est dans son atelier que se réunissaient les « dominotiers » pour se livrer à leur passe-temps favori.

Il y aura aussi, square d’Orléans, l’archéologue Maxime du Camp, qui hébergera quelque temps dans son appartement, en 1856, Gustave Flaubert.

La rue des Trois-Frères deviendra la partie sud de la rue Taitbout, entre la rue Saint-Lazare et le boulevard ; elle sera prolongée au nord à partir de 1859. La construction du nouvel immeuble d’entrée, au numéro 80, emportera une partie de la maison de Dantan, ce qui l’obligera à déménager.

Aline BOUTILLON

© Aline Boutillon © 9e Histoire 2014/2017

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Dernière modification : 22/03/2017 : 17:06
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