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© F. Robert 2003 © 9e Histoire 2003 - 2014 

GRANDES FIGURES & LIEUX DE RESISTANCE DANS LE 9e

Honoré d’Estienne d’Orves

1901 – 1941

La Place de la Trinité porte le nom d’Honoré  d’Estienne d’Orves depuis le 22 octobre 1944. Un monument y rappelle ses hauts faits de résistance. C’est sur cette place et dans l’église qu’il donnait ses rendez-vous clandestins à ses compagnons de lutte.

Au moment de la déclaration de guerre il est officier de marine, capitaine de corvette, en poste en Méditerranée Orientale à bord du « Dusquesne » dans le cadre de la Force X (division de cuirassés). Il appartient à une lignée de grandes familles chrétiennes, sa mère Elisabeth est une Vilmorin, son père Marc appartient à la noblesse du Midi. Polytechnicien, il choisit Navale et prépare l’Ecole de Guerre en 1933.

Après la capitulation française, il se rallie aux anglais en juillet 1940 à Ismaïlia et Aden et gagne l’Angleterre par le Cap de Bonne Espérance. Il arrive à Londres en septembre 1940 avec tout un groupe d’officiers et de marins qui constitue le « Groupe Marin » et se présente à De Gaulle et à l’amiral Muselier.

Il prend le nom de résistance de « Chateauvieux » et est nommé chef du 2° Bureau des FNFL (Forces navales de la France Libre). Son but est d’abord de se faire connaître auprès des media anglais, il écrit dans le « Daily Telegraph » et parle à la BBC, puis il faut récupérer des informations et des recrues venant de France occupée et y envoyer des agents.

Dans ce but, il monte un réseau baptisé « NEMROD » avec des marins-pêcheurs bretons. Ses principaux adjoints sont Yann Doornik et Maurice Barbier. Il demande à partir en France pour prendre contact avec la Résistance Intérieure et installer des postes de radio sur la côte bretonne pour communiquer des renseignements à Londres.

D’Estienne d’Orves a besoin d’un opérateur radio compétent et choisit un alsacien, Gaessler, parce que celui-ci est bilingue. Il contacte des résistants parisiens (dont Max Heilbronn, pdg des Galeries Lafayette) dans le but de mettre sur pied une stratégie commune.

Trahi par Gaessler, il est arrêté près de Nantes le 21 janvier 1941 avec tout son réseau. Emprisonné au Cherche-Midi, puis à Fresnes, Honoré d’Estienne d’Orves est fusillé en août 1941 au Mont Valérien, malgré l’intervention de Darlan [1] auprès des autorités allemandes. Il repose à Verrières le Buisson.

Aragon évoque ce héros et d’autres dans son poème « La Rose et le Réséda » :                           

Celui qui croyait au ciel,

Celui qui n’y croyait pas,

Tous deux adoraient la belle

Prisonnière des soldats…

Monument_Orves.jpg

JACQUES DECOUR

1910 – 1942

Né à Paris en 1910, Daniel Decourdemanche a fait ses études au lycée Carnot, puis au lycée Pasteur à Neuilly. Il étudie la littérature allemande et sera agrégé en 1932, après avoir été prof de français au lycée de Magdebourg (capitale actuelle de Saxe-Anhalt), puis à Reims et enfin à Tours où il adhère au Parti Communiste.

Jacques Decours est démobilisé en août 1940 et regroupe des intellectuels résistants dans un comité populaire, dont Paul Langevin et Frédéric Joliot-Curie. Il fonde l’Université Libre en septembre 1940.

En 1941, il fait partie du Comité National des Ecrivains qui travaille au lancement d’une revue qui deviendra les « Lettres Françaises ». Après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941, ces résistants communistes s’engagent davantage et sont traqués par les nazis. Tout le groupe de l’Université Libre est pris en filature, Jacques Decour est arrêté le 17 février 1942 et fusillé le 30 mai au Mont Valérien. Ses élèves de l’époque n’ont jamais rien su de son engagement politique.

Jacques Decour reste une belle figure d’homme engagé et de résistant pour les générations qui se sont succédées dans le grand établissement d’enseignement de l’avenue Trudaine. 

Livrejd.jpgDecour.jpg

Max HEILBRONN

1902 - 1998

Né en 1902, centralien, gendre de Théophile Bader l’un des fondateurs des Galeries Lafayette, devenu président-directeur général de cette société, il est mobilisé en 1939 au 5e Génie.

Il a l’idée, après l’armistice de juin 1940, qu’en détruisant suffisamment de voies ferrées on peut ralentir sérieusement l’acheminement des troupes allemandes.

Un résistant, Max André, commissaire aux comptes des Galeries et résistant, lui fait rencontrer Honoré d’Estienne d’Orves à qui il présente son plan de rupture des voies ferrées.

Max Heilbronn adhère au réseau « Résistance Fer » - appelé « NAP » ( Noyautage des Administrations Publiques) - créé en septembre 1942 et dirigé par René Hardy (mis en cause ultérieurement dans l’affaire Jean Moulin). Max Heilbronn en est le technicien.

Plusieurs fois inquiété, il est arrêté à Lyon en juin 1943 au moment d’un rendez-vous avec Hardy et déporté à Buchenwald. A la libération, il reprend ses activités aux Galeries Lafayette et livre son témoignage dans un ouvrage qu’il écrit en 1989 « Galeries Lafayette, Buchenwald, Galeries Lafayette… ».

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LIEUX DE RESISTANCE DANS LE 9e

(d’après Anne Thoraval « Des Résistants à Paris » Editions Spe-Barthélémy)

88, rue de Rochechouart : La première brochure « Conseils à l’occupé » sort en 1940 des presses de l’imprimerie Keller.

12, avenue Trudaine : depuis 1944 le lycée Rollin porte le nom de Jacques Decour.

23, avenue Trudaine : Le 27 mai 1944 un petit groupe armé de résistants se fait remettre une ronéo par le papetier-libraire et laisse ce mot « Mort aux boches : ronéo volée pour la libération ».

8, rue Fromentin : Cyrille Makiwsky, entré dans la Résistance aux côtés du Colonel Touny, devient patron du « Monte Christo ». Ce cabaret qui accueille l’élite de l’occupation lui permet de recueillir des informations d’une grande importance.

24, rue de Clichy : Roland Fargeon y établit la centrale de l’OCM (organisation civile et militaire) Région Nord. Il est arrêté en 1943 et de nombreux renseignements sont découverts par les Allemands.

6- 15, rue des Martyrs : Centre de documentation et d’établissement de faux papiers installé par le « Mouvement de Libération Nationale ».

23, rue Rodier : Siège d’une imprimerie clandestine qui sert aussi de centrale aux « Bataillons de la mort » ayant des contacts avec des agents de renseignement franco-polonais acheminant des informations à Londres (plan des docks de St Ouen, emplacements des garnisons, des garages et dépôts de la Wermacht…)

8- 5 & 10, rue du Faubourg Montmartre au 5 : boîte au lettres des résistants du plan « Sussex » au « Café de l’Electricité » tenu par Margot Khill. Au 10 : tirage secret de « Libération Nord », journal fondé dans la clandestinité en 1941 par Christian Pineau.

13 bis, rue Ste Cécile : Monsieur Radiguer met à la disposition des résistants « Défense de la France » ses ateliers et ses locaux. Il publie des journaux et fournit du matériel au responsable de « Combat », journal du mouvement fondé par Henri Frenay.

                                      

Françoise ROBERT 

avec la participation du Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne 

© F. Robert 2003 © 9e Histoire 2003 - 2014 


[1] Selon le biographe Etienne de Montety


Catégorie : - Personnages
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