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© F. Robert 2014 © 9e Histoire 2014

LA MALIBRAN ET PAULINE VIARDOT

DEUX SŒURS, DIVAS DE RENOMMÉE INTERNATIONALE

Nées de parents chanteurs d’opéra d’origine espagnole, Manuel Garcia, ténor connu en son temps,  et Joaquina Sitches, elles ont connu un destin parallèle mais bien différent malgré tout. Leur père est un professeur redoutable qui prend en charge sans tendresse leur éducation musicale dès leur plus tendre enfance.

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Maria, connue sous le nom de La Malibran du fait de son mariage éphémère et malheureux avec un français planteur aux Etats-Unis, est par excellence l’héroïne romantique. Elle est née à Paris en 1808, elle est belle, célèbre, pianiste et a une voix de mezzo-soprano (comparable, disent des musiciens, à celle qu’aura plus tard Maria Callas). Elle fait rêver tout le monde littéraire et artistique de l’époque : « Flot de cheveux noirs qui se déroule, une joue pâle appuyée sur une main diaphane, une harpe qui vibre, un œil qui brille lustré par les larmes » (Théophile Gautier) ; « Si je devais renaître sur la terre, je demanderais de renaître avec le génie de Mozart ou de Rossini et avec la voix de la Malibran » (Lamartine).

Elle se produit dans toutes les grandes villes d’Europe et jusqu’aux Etats-Unis, chante Mozart, Bellini, RossiniDonizetti. Parmi ses rôles fétiches: la Cenerentola, Desdémone, la Rosine du Barbier de Séville de Rossini et La Somnambule de Bellini. Elle est adulée dans les salons privés : chez la Duchesse de Berry ou chez la Comtesse Merlin, par exemple.

Après son premier mariage malheureux, elle vit un grand amour avec un violoniste belge, Charles de Bériot, qu’elle épousera. Son bonheur est de courte durée, grande sportive elle fait une chute de cheval en juillet 1836 à Londres, souffre d’un hématome cérébral, mais assure tous ses engagements. Elle meurt trois mois plus tard, le 23 septembre, à Manchester. Elle repose au cimetière de Laeken en Belgique. Sur sa tombe figurent ces vers de Lamartine :
 

Beauté, génie, amour furent son nom de femme,
Écrits dans son regard, dans son coeur, dans sa voix ;
Sous trois formes au ciel appartenait cette âme,
Pleurez terre et vous, cieux, accueillez-là trois fois.

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Après la mort en 1835 de Bellini à 34 ans, c’est un nouveau coup de tonnerre dans le monde artistique : « elle a eu le génie de mourir toute jeune, dans la fleur de son talent et de sa beauté » (Théophile Gautier). Elle est considérée comme l’une des plus grandes divas ; beaucoup de manifestations ont commémoré le bicentenaire de sa naissance, surtout à l'initiative de Cecilia Bartoli. Sans être née dans le 9e arrondissement (elle est née rue de l’Odéon) elle y avait vécu, notamment rue Blanche et rue des Martyrs.

Sa sœur Pauline, de quinze ans plus jeune, tout aussi douée, également prise en charge par son père, beaucoup moins belle mais avec du charme, a eu une vie beaucoup plus longue (elle est morte en 1910) et tout aussi remplie.

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Son salon du 50, rue de Douai est l’un des plus courus de Paris: « Monsieur et Madame Viardot, resteront chez eux les jeudi soirs à partir du …, musique à 9h1/2 précises »  Pauline a en effet épousé, en 1840, Louis Viardot (il avait 21 ans de plus qu’elle) avocat de formation et directeur du Théâtre Italien. C’est un grand ami de George Sand qui a œuvré au mariage.

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Chopin et Pauline Viardot à Nohan (Dessin de Maurice Sand)

Près du couple Viardot, Ivan Tourgueniev n’est jamais très loin, que ce soit à Paris, à Bougival ou à Baden. Il a aimé Pauline pendant près de quarante ans.

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Comme sa sœur elle est pianiste mais aussi organiste. Son orgue de salon Cavaillé-Coll a trouvé sa place rue de Douai, elle l’emmènera même à Baden où le couple avait émigré de 1863 à 1870 par opposition à Napoléon III, puis elle en fera don à la Collégiale Notre-Dame de Melun. Comme sa sœur également, elle chante merveilleusement, parcourt l’Europe et reprend son répertoire en l’enrichissant avec Meyerbeer (Robert le Diable), Glück (notamment Eurydice) et Berlioz (Dalila).

Autour des Viardot gravite le « Tout Paris » : Liszt, Gounod, Berlioz, Massenet, Saint-Saëns, Fauré, Flaubert… Elle est très amie avec Clara Schumann et George Sand. Pauline Viardot chante aux obsèques de Chopin à la Madeleine en 1849, après qu’une autorisation spéciale lui ait été accordée par l’Archevêché, les cantatrices ne pouvant en effet pas chanter dans les églises !

En 1860, Wagner lui présente, rue de Douai, Tristan et Isolde, Wagner chante Tristan et Pauline Viardot Isolde…

Après la mort de son mari en 1883, elle vit au 243, boulevard St Germain tout en demeurant très sollicitée et entourée, Tchaïkovski lui rendra visite à plusieurs reprises, par exemple. Elle s’éteint en 1910 et repose au cimetière Montmartre avec sa famille.

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Françoise ROBERT

© F. Robert 2014 © 9e Histoire 2014


Date de création : 12/05/2014 : 16:00
Catégorie : - Articles-Musiciens
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