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L’EGLISE EVANGELIQUE LUTHERIENNE DE LA REDEMPTION

La rue Chauchat, percée en 1779 entre la rue de la Victoire et la rue de Provence, du nom de l’échevin Jacques Chauchat, abrite au 16 un bâtiment  d’une grande originalité : l‘église évangélique luthérienne de la Rédemption.

2794-temple-de-la-redemption.jpg

Cette construction à la façade néo-classique dans le style des pavillons de Ledoux, a été édifiée en 1822/1823 par Lusson, architecte ensuite de plusieurs immeubles des Grands Boulevards et de l’église Saint-Eugène, rue Sainte-Cécile.

A l’origine grande halle de l’octroi, constituée de 11 travées de 90m de long, elle était affectée au déchargement des marchandises fragiles. Peu commode, elle fut remplacée en 1837 par une nouvelle halle au quai de Jemmapes.

De 1841 à 1843, Gau la transforme en conservant les 4 premières travées, pour en faire une église évangélique luthérienne répondant au culte de la haute bourgeoisie protestante de ce nouveau quartier résidentiel et d’affaires. A noter que c’est Ballu, architecte de l’Hôtel de Ville, qui en terminera la construction à la mort de Gau.

Elle possède un orgue Cavaillé-Coll et le culte y est d’ailleurs toujours pratiqué aujourd’hui.

C’est la façade qui  retient l’attention avec cette arche monumentale en plein cintre à gros claveaux dans laquelle est imbriquée étrangement la porte de l’église, à pilastres et fronton dorique.

eeglise_lutheerienne_Reedemption_nef.JPGLes trois grandes baies de l’intérieur, également en plein cintre,  rappellent la basilique de Constantin à Rome et illustrent ce goût du classicisme de l’époque.  L’intérieur est sobre et volontairement dépouillé comme c’est le cas dans le culte luthérien, mais bénéficie d’une grande lumière grâce à sa voûte  percée d’une verrière.

La princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse  d’Orléans, belle fille du roi Louis-Philippe par son double mariage (catholique et protestant !) en 1837, avec Ferdinand-Philippe, héritier du trône, a été l’instigatrice de la construction l’église et en fut une fidèle assidue. Ses meubles (secrétaire et fauteuil) ont d’ailleurs été conservés dans une pièce attenante.

C’est elle, par ailleurs mère du Comte de Paris,  qui aurait introduit en France la coutume germanique du sapin de Noël !

Gauguin, alors employé chez un agent de change dans la rue Lafitte voisine, s’y maria à 25 ans, en 1873, avec une jeune danoise.

S’y déroulèrent également là le 15 janvier 1891, les obsèques du Baron Haussmann, habitué  du lieu et surtout Préfet de la Seine sous Napoléon III et qui « mit bas les vieilles murailles et les nids à souvenirs des parisiens »par ses grands travaux. Celui-ci offrit d’ailleurs le crucifix en ivoire de l’autel, seul élément religieux visible ici! 

La paroisse de la rue Chauchat est aujourd’hui membre de l’Eglise Luthérienne de France et accueille également la communauté malgache protestante de Paris.

Emmanuel FOUQUET

© E. Fouquet 2012 © 9éme Histoire 2014


Catégorie : - Fiches Express-Hauts Lieux
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