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GAUGUIN: UNE PREMIERE VIE DANS LE 9e
 

Avant d’être le peintre de Tahiti et des Marquises, Gauguin a été, bien peu le savent, un habitant du 9e. Il est né en 1848 au 56, rue Notre-Dame-de- Lorette, à quelques mètres d’un autre peintre célèbre: Delacroix.

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Portrait de l’artiste au Christ Jaune (1890) © RMN/R.G. Ojéda

Par ses origines, le début de sa vie est déjà un roman. Il le dit lui-même: « Ma grand-mère était une drôle de bonne femme, elle se nommait Flora Tristan » !

Sa mère, Aline Chazal, est la fille de Flora Tristan, elle-même à demi péruvienne. Son père, Clovis Gauguin, est chroniqueur politique au « National », le journal de Thiers. Il dit de lui : « il lui prit la fantaisie de partir pour Lima avec l’intention d’y fonder un journal » si bien que Paul y passe les première années de sa vie.
Cette vie n’y est pas rose, le père est mort en descendant du bateau et Aline rentre en 1854 ; par contre les couleurs et l’exotisme du pays l’ont sûrement marqué.

Après sa scolarité, il embarque comme novice-pilotin sur un clipper. De 1865 à 1871, il navigue, devient officier, fait son service militaire dans la marine de nationale et y participe à la guerre de 1870.

En quittant la marine, il trouve du travail grâce à un ami, Gustave Arosa, très introduit à la Bourse, et sera « employé d’opérations de Bourse ». Arosa, qui est aussi le tuteur de Gauguin lui faut connaître des impressionnistes.

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Gauguin s’intéresse à la peinture, collectionne et épouse en 1873 une danoise, Mette Gad, au temple protestant de la rue Chauchat, alors qu’il avait été baptisé dans la religion catholique à l’église Notre-Dame- de-Lorette.





Il vit une existence bourgeoise de l’époque : cinq enfants et un appartement au 28, place St Georges. Il peint et a déjà des appuis : de Pissaro et surtout de Degas, qui lui achètera « La Belle Angèle » en 1891, et Durand-Ruel l’expose 16, rue Laffitte.

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La Belle Angèle (1889) © RMN

En 1882, il abandonne son emploi et commence sa vie d’errance : Copenhague, Pont-Aven, Panama, La Martinique (en compagnie d’Emile Bernard), Arles avec Van Gogh (Théo l’aide et lui prête de l’argent). Mais c’est dans le 9e, chez les marchands de tableaux, qu’il continuera d’être exposé, faisant des allers retours plus ou moins longs, avec même, en 1894, un nouveau séjour à Pont-Aven.
En 1891 : vente publique à
Drouot qui paie son voyage pour Tahiti. En 1893, il est présent avec 40 toiles chez Durand-Ruel et Pissaro dira : « il n’y a que Degas qui admire, Monet, Renoir trouvent cela tout bonnement mauvais ». En 1900, Vollard, 6 rue Laffitte, vend huit de ses tableaux.

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La Sieste (1892-1894) © Metropolitan Museum of Art New-York

Il repartira définitivement en 1895 pour la Polynésie et y meurt en 1903. Enterré aux Marquises, sa peinture est, à quelques exceptions près (Rouen et la Bretagne), un hymne à la couleur et aux habitants des îles du Pacifique.

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Tombe de Paul Gauguin à Hiva Oa aux Marquises



Françoise Robert


Catégorie : - Fiches Express-Figures du 9e
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Détail des verrières du Printemps Haussmann.
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